
Fausses couches : ce deuil intime dont on ne parle pas
Une grossesse sur quatre. C’est la proportion de grossesses qui se terminent par ce qu’on a l’habitude d’appeler une fausse couche. Un chiffre qui peut surprendre tant le sujet reste encore discret, tabou presque invisible dans les conversations.
Un chiffre qui dit à quel point le phénomène est fréquent. Mais qui ne dit rien, ou presque, de ce que vivent les femmes derrière ces statistiques : la douleur, la culpabilité, le silence. Et parfois, un deuil.
Le 9 septembre est sortie Une grossesse sur quatre, une bande dessinée de la nordiste Camille Drouet Chades et de la dessinatrice Manon Mugnier. Une BD qui revient sur les arrêts spontanés de grossesses, mais aussi sur leurs prises en charge, encore trop souvent vécues dans la solitude.
Dans ce contexte, la rédaction y a consacré un grand dossier, nous avons rencontré plusieurs femmes de la région qui ont accepté de raconter ce qu’elles ont vécu. Mais aussi des soignants pour comprendre ce qui se joue derrière cette épreuve, et pourquoi elle reste encore si difficile à accompagner.
Alors, pourquoi la fausse couche est-elle encore si souvent vécue comme un deuil invisible ? Pourquoi est-ce encore si difficile d’en parler ? Comment expliquer que la douleur physique ou psychologique soit parfois minimisée ? Et que reste-t-il de cette épreuve lorsqu’une nouvelle grossesse arrive, avec à la fois l’espoir et la peur de revivre la même chose ?
On en parle avec Marie-Catherine Nicodème, journaliste au service régional de la rédaction qui a travaillé sur le sujet.
Lire la suite