Lorsque l'on siège dans les dolomites, entre l'influence des plaines viticoles et l’ascendance de la culture autrichienne, le cœur balance : raisin ou houblon ? Vin ou bière ?… C'est ainsi que nos valeureux soiffards – anti-héros superbes - ne se décidèrent jamais. Et partirent tout droit à la recherche d'un dernier verre, qu'importe la couleur, la forme et le verre…
Derrière ce joli conte, que les nuits sans sommeil nous ont maintes fois racontées, deux camarades superbes : Carlobianchi et Doriano traversent l'italie post-berlusconienne, ivres d'amitié et de ruines industrielles car le corps s'épuise d'alcool et de crises économiques. Vous observerez, dans ce film actuellement en salle, où se situent les travailleurs, et comment l’industriel ne touche jamais terre. Dans cet état intermédiaire, dans cette zone, tel le Stalker, il faut tenir, qu'importe les licenciements et le degré alcoolique.
J'ai saupoudré un peu de Deleuze qui vous l'explique bien mieux que moi. Quant au réalisateur il a mis le pied à Paris quelques heures, entre deux avions à l'issue d'une tournée planétaire, j'ai donc tendu le micro, forcé un peu la rencontre, et me félicite de l'avoir fait, c'est pas tous les jours qu un camarade de l'Internationale Ethylique partage son savoir. On y cause cinéma mais également Raboso, Clinton, lèvres violettes. Des passions qui se déclinent dans toutes les langues de la terre.
Merci à New Story distribution, Aurélie Dard de Rendez-Vous Press,
Francesco Sossai de sa présence et son échange.
Extraits :
Abécédaire de Gilles Deleuze – Pierre-André Boutang – 1989
Le dernier pour la route – Francesco Sossai : actuellement en salle.