On ne va pas se mentir : après avoir fait sûrement le pire film ever (The Velocispastor), passer à Tarkovski, c'est un peu comme enchaîner avec une cure de silence dans un monastère pour se purifier. Mais c'est justement ça qui nous plaisait. Ici, pas de costumes horribles ni de punchlines débiles, juste de l'eau qui goutte, des ruines, et trois types qui marchent très lentement vers quelque chose qu'ils n'osent peut-être pas atteindre.
Sorti en 1979, Stalker nous plonge dans un monde où existe un territoire interdit, la Zone, que personne ne comprend vraiment. Au centre se trouverait une Chambre capable d'exaucer le désir le plus profond de celui qui y entre. Un guide, le Stalker, accepte d'y conduire deux hommes : un Écrivain en panne d'inspiration et un Professeur bien plus sceptique qu'il ne veut le montrer.
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Dans cette édition : de la mixité, une paronomase, Clipperton, une réélection suspecte, un verre qui n'aurait pas dû être fini, un écolo-sportif-businessman surtout businessman, sans oublier l'agenda sinon le titre n'aurait aucun sens.
Et des podcasts bien sûr.
Bonne lecture.
Le film joue la carte de la lenteur absolue. Plans-séquence interminables, décors ruinés, passage du sépia de l'extérieur à la couleur de la Zone... Tarkovski nous demande de prendre le temps, et c'est là que le film devient hypnotique (ou soporifique, selon votre niveau de patience). Presque tout le suspense repose sur des silences et des regards, jamais sur ce qu'on voit à l'écran.
Le film est devenu une référence absolue du cinéma d'auteur et de la science-fiction contemplative. Son atmosphère a nourri d'innombrables œuvres, notamment la série de jeux vidéo S.T.A.L.K.E.R., qui en a repris l'univers de friches radioactives et d'objets mystérieux.
Stalker, c'est le film qui prouve qu'on peut faire trembler le spectateur sans une seule explosion, simplement en lui laissant le temps de se poser des questions. Exigeant, déroutant, parfois frustrant, mais impossible à oublier. Un indispensable pour ceux qui pensent que le cinéma peut aussi être une expérience.
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Se connecterKévin, Vincent et… Maître Cactus s’attaquent à des classiques du Cinéma pour les incinérer… ou plutôt les décortiquer dans une bonne ambiance.
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