vignette du podcast : Kalciné

Kalciné

Kévin, Vincent et… Maître Cactus s’attaquent à des classiques du Cinéma pour les incinérer… ou plutôt les décortiquer dans une bonne ambiance.

Voilà une version plus longue, étoffée, avec plus de contexte sur le film, plus d'auto-dérision et de matière pour donner envie de cliquer :

Avignon : grand prix à l'Alpe d'Huez, zéro à nos micros

Cette semaine, on s'attaque à Avignon, premier long-métrage de Johann Dionnet, avec Baptiste Lecaplain et Alison Wheeler. Une comédie romantique sortie en juin 2025 qui a fait beaucoup parler d'elle : trois récompenses au Festival de l'Alpe d'Huez (dont le Grand Prix), 3,7 de moyenne presse sur AlloCiné, plus de 300 000 entrées au box-office, et un statut quasi-officiel de "meilleure comédie française de 2025". Rien que ça.

Le pitch : Stéphane (Baptiste Lecaplain), comédien de boulevard dont la carrière patine sérieusement, accepte à contrecœur de retrouver son ancienne troupe pour aller jouer "Ma sœur s'incruste" au célèbre Festival d'Avignon. Sur place, il recroise Fanny (Alison Wheeler), comédienne reconnue, Molière en poche, qui joue Ruy Blas de Victor Hugo au prestigieux théâtre du Chêne Noir. Coup de foudre. Mais comment séduire une star du théâtre intellectuel quand on joue du vaudeville dans une petite salle ? Réponse de Stéphane : en mentant. Il lui fait croire qu'il interprète Rodrigue dans Le Cid. Et voilà parti pour le quiproquo qui va structurer tout le film, sur fond de tension entre théâtre populaire et théâtre élitiste.

Sur le papier, on devait adorer. Johann Dionnet s'inspire de son propre vécu de comédien à Avignon, le film se veut une "déclaration d'amour au spectacle vivant", Lecaplain est touchant, les seconds rôles assurent (Lyes Salem, mention spéciale), il y a même un danseur de rue qui interprète Brel en pleine mélancolie. Bref, tous les ingrédients d'une bonne comédie française feel-good.

Sauf que. Nous, on est ressortis de la séance perplexes. Pas hostiles, hein. Juste… pas dedans. Le genre de film où tu attends que ça décolle, où tu reconnais que c'est bien fait, mais où l'émotion ne prend pas. Et forcément, quand un film vous laisse tiède, l'épisode s'en ressent. On rame, on cherche les angles, on essaie de se convaincre qu'on a peut-être loupé un truc. Spoiler : on y est pas vraiment arrivés.

Alors on a fait quoi ? On a fait un épisode honnête. On vous raconte pourquoi ce film qu'on devait aimer nous a laissés sur le bord de la rue des Teinturiers. Pourquoi le quiproquo central nous a paru un peu cousu de fil blanc. Pourquoi l'opposition théâtre chic / théâtre populaire, aussi sympathique soit-elle, tourne parfois un peu à vide. Et surtout, pourquoi parfois, le consensus critique, on a le droit de pas y adhérer — quitte à passer pour les rabat-joie de service.

Mais on parle aussi de ce qui marche : Lecaplain qui prouve une fois de plus qu'il est l'un des comédiens les plus attachants du cinéma français, l'ambiance du festival reconstituée avec amour, quelques dialogues qui font mouche sur le milieu du théâtre, et l'idée — vraie — qu'il y a un beau film quelque part là-dedans qui peine juste à sortir.

Un épisode à contre-courant, avec son lot de digressions, de mauvaise foi assumée, de pauses pour respirer (parce qu'on en avait besoin), et bien sûr de notre jeu hebdo pour relancer la machine. On vous prévient : c'est pas notre épisode le plus rythmé. Mais c'est peut-être un des plus sincères.

Bonne écoute — et désolé d'avance à Baptiste Lecaplain, à Johann Dionnet, aux 300 000 spectateurs conquis, aux jurés de l'Alpe d'Huez, et à votre cousine qui a adoré.



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