Parmi les indicateurs qui accompagnent le développement économique d’un pays, il en est un que l’on néglige trop souvent : c’est celui de la production de déchets. L’équation est simple : plus nous gagnons d’argent plus nous consommons donc plus nous produisons d’ordures. Résultat, l’humanité fabrique des quantités toujours plus importantes de résidus à collecter, à traiter, à recycler mais plus souvent à enfouir ou à brûler.
L’ONU s’est risquée à donner des chiffres : les déchets ménagers (hors déchets industriels et issus de la construction) devraient passer de 2,5 milliards de tonnes en 2025 à près de 5 milliards d'ici à 2050.
Si rien n’est fait pour réduire cette production et développer massivement le recyclage, les pays aujourd’hui en pleine croissance rejoindront, voire dépasseront, les niveaux de déchets des pays les plus riches. Et cette fois, aucun pays ne pourra dire qu’il n’est pas concerné : Nord, Sud, économies émergentes ou déjà industrialisées, nous sommes tous pris dans cette spirale. Nous vous emmènerons dans la partie centrale de la péninsule des Balkans, en Macédoine où la mauvaise gestion des déchets a des conséquences sanitaires et sociale.
Un reportage de Louis Seiller en Macédoine.
Avec l’éclairage de Charlotte Nithart, experte environnementale et directrice de l'association Robin des Bois.
Musique diffusée dans l'émission
Kočani Orkestar - Siki, Siki Baba.
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