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Les dessous de l’infox

Sur RFI, Sophie Malibeaux mène des entretiens avec des spécialistes de la désinformation pour documenter et déjouer les menaces qui pèsent sur la démocratie.

« L'Europe face aux menaces informationnelles » - (épisode 11) Le sujet des ingérences numériques étrangères est désormais bien connu. Les zones grises de l’information dans le domaine numérique sont à présent dans le collimateur du législateur. Le sujet fait polémique, à moins d’un an de la présidentielle en France. C’est le libre accès à l’information qui est en jeu, dans un environnement numérique de plus en plus opaque. 

À l’approche des élections de 2027, la France se prépare à un défi majeur : lutter contre les manipulations de l’information sur les réseaux sociaux, susceptibles de menacer la démocratie. Une commission d’enquête du Sénat, présidée par le sénateur Laurent Lafon, tire la sonnette d’alarme. Si l'État a renforcé ses dispositifs contre les ingérences numériques étrangères, il reste peu armé face aux menaces internes, comme les infox, les deepfakes ou les contenus détournés. Plus de 50% des Français s’informent désormais via les plateformes numériques, où l’information vérifiée peine à rivaliser avec le viral et l’anecdotique.

Avec notre invité, Thibaut Bruttin, directeur général de Reporter sans frontières, nous revenons sur le diagnostic posé dans le rapport sur « Les zones grises de l'information dans le domaine numérique », et passons en revue les préconisations les plus marquantes. 

« Ces outils numériques trient et hiérarchisent des contenus, et on a des raisons d’être inquiets : non seulement il n’y a pas de garantie démocratique sur la façon dont ces contenus sont triés, mais en plus on voit que l’accessoire, le viral, est privilégié plutôt que l’information de qualité. »

Instrumentalisation du rapport par ses détracteurs

Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), rejette fermement l’accusation de « police de la pensée » portée par certains polémistes contre le rapport du Sénat sur la désinformation. Pour lui, cette critique est instrumentalisée par des acteurs comme le groupe Bolloré, qu’il accuse d’être l’un des « fossoyeurs du journalisme » en France. Selon Thibaut Bruttin, ces attaques visent à détourner l’attention des manipulations avérées orchestrées par certains médias, dont la ligne éditoriale est jugée biaisée et partisane.

Il souligne que le rapport sénatorial ne propose aucune mesure liberticide, mais cherche plutôt à protéger l’information de qualité et à lutter contre les manipulations internes, comme les campagnes de désinformation masquées ou les ingérences électorales. 

« Vous avez un acteur qui fait semblant d’être un acteur de la société civile, qui appartient en fait à une société commerciale et qui va inviter des citoyens à saisir l’autorité de régulation contre le concurrent de leur actionnaire. Donc ça, par exemple, c’est manipulatoire. »

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Cette émission est le 11ᵉ épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro.

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La chronique d'Olivier Fourt, de la cellule Info vérif de RFI : Guerre en Iran: comment l'embargo sur les images satellites US a entravé la vérification des faits.


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